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Tricher sur les sites de poker en ligne : Les techniques employées ? Comment les démasquer ?

Triche et poker

La triche au poker en ligne est un débat tortueux. Certains joueurs affirment que les rooms truquent les algorithmes. D’autres recherchent en permanence des moyens d’optimiser leurs gains, quitte à enfreindre les CGU du site. Mais est-ce possible ? Quelles sont les méthodes de triche qu’il est possible de mettre en place sur les sites de poker ? Comment les débusquer ?

La triche consiste à exploiter une faille de l’un des maillons de la chaîne de jeux : les joueurs, la room ou les cartes. Nous avons classé les différentes techniques les plus usitées en différents niveaux d’expertise : amateur, intermédiaire, avancé. Certaines d’entre elles sont illégales. D’autres sont légales, mais déontologiquement discutables.

Nous vous déconseillons fortement de tester les méthodes décrites dans cet article. La plupart d’entre elles vont à l’encontre des CGU. Si vous enfreignez les règles édictées par les sites de poker, votre compte sera fermé et votre solde confisqué.

Collusion et buttoning : techniques de triche les plus simples

Ces 2 techniques reposent sur l’aide d’un tiers. Celui-ci pourra vous orienter sur les mains à jouer ou tout simplement s’asseoir à la même table que vous et s’arranger pour récupérer vos jetons afin d’avancer dans le tournoi. La dernière consiste tout simplement à récupérer le montant des blindes, puis à quitter la table.

Collusion et chip dumping : méthode de triche élémentaire

La collusion ou « ghosting » consiste à vous faire aider par une autre personne. C’est simple : un ami s’assied devant l’ordinateur avec vous. Vous pouvez aussi partager votre écran avec lui et communiquer via Skype ou via messagerie instantanée. Cette technique n’est pas illégale, mais a peu d’avantages. Elle est facilement repérable si vous jouez (et perdez) seul par la suite.

L’autre technique consiste à être en contact direct ou indirect avec un autre joueur de la room. Entrez par exemple dans un Sit&Go Jaqkpot sur PMU (en savoir plus sur ce mode de jeu) avec un ami à vous et vous jouerez ainsi à 2 contre 1. Dans ce cas de figure, vous pourrez par exemple forcer l’autre joueur à se coucher en relançant à chaque tour d’enchères.

Le chip dumping est une forme de collusion spéciale qui consiste pour un joueur à faire en sorte que ce soit son complice qui récupère ses jetons afin d’avancer dans le tournoi. Si ce dernier rentre dans les places payées, il partage le gain avec son complice.

Toutes ces techniques ont déjà été utilisées et ont fait l’objet de scandales retentissants. On pense par exemple au fameux gang « Double or Nothing » dont les membres s’inscrivaient en masse sur les mêmes SNG. Les rooms de poker ont des logiciels qui permettent de repérer les schémas de collusion. Toutefois, avec un peu d’entraînement, il est facile de repérer les comportements suspects.

Buttoning : tricher en volant les blindes

Technique qui consiste à voler les blindes. À l’ouverture d’une nouvelle table, la room autorise le premier joueur connecté à débuter la partie sans payer de blinde. Vous pouvez donc jouer plusieurs mains jusqu’à la grosse blinde) sans rien payer et ainsi récupérer les blindes des autres joueurs. Lorsque c’est à vous de payer la blinde, vous quittez la table.

Le Buttoning est formellement interdit. Les CGU de http://www.winamax.fr/ évoquent même cette technique en la nommant : « Dans les parties de cash game qui démarrent heads-up, il est interdit de pratiquer le « buttoning », c’est-à-dire ne jouer que son bouton. Vous devez impérativement jouer la main suivante si vous êtes au bouton lors de la première main avant de vous lever. »

Preuve en est qu’elle est parfaitement identifiée et identifiable par les rooms. Elle a notamment été utilisée sur PartyPoker (qui a fusionné avec http://poker.bwin.fr) par le joueur russe jama-dharma… qui a été banni à vie du site par la suite.

Techniques de triche intermédiaires : tracker et poker bot

Il s’agit de solution qui ne requiert pas de grosses compétences en informatique. Le but est d’aider le joueur dans sa prise de décision… ou bien tout simplement de jouer à sa place.

Utiliser un logiciel assistant pour s’aider lors des parties de poker

Presque tous les joueurs avertis utilisent des calculateurs pour les aider à prendre des décisions. Il en existe de plusieurs types.

Certains analysent les cotes à l’aide de données que vous entrez manuellement durant la partie. D’autres compilent les infos a posteriori. Elles vous permettent par exemple de dégager le style de jeu de vos adversaires pré/post flop. Idéal si vous jouez souvent contre les mêmes personnes.

L’utilisation d’un assistant n’est pas interdite. Les logiciels qui nécessitent une saisie manuelle des cartes sont acceptés sur presque toutes les salles : Winamax, http://www.pokerstars.fr… Par contre, il existe un vide concernant les trackers qui récupèrent automatiquement les données des adversaires.

Il est malheureusement impossible de savoir qui utilise un logiciel assistant et qui n’en a pas. Le meilleur moyen de vous protéger est d’en avoir aussi un.

Poker Bot : laisser un robot jouer au poker à votre place

Si les logiciels évoqués précédemment se contentent de compiler des informations pour vous aider à prendre des décisions, le robot joue à votre place.

Repérer un robot (un « poker bot » dans le jargon du jeu) n’est pas très difficile, car il joue de manière très rigide, selon des paramètres définis à l’avance.

Bien évidemment, l’utilisation d’un robot est formellement interdite. Si vous repérez plusieurs adversaires qui jouent exactement de la même manière, contactez l’assistance du site ou bien lancez un appel sur les forums de jeu. Sachez que la plupart des scandales liés à la triche au poker sont partis de là.

Niveau de triche avancé : piratage de compte

Le piratage est assez peu répandu puisqu’il nécessite dans beaucoup de cas un accès physique à votre ordinateur, ou au système qui gère la room.

Pirater le compte « Super User » des rooms de poker

Le compte « Super Utilisateur » des rooms de poker permet de voir les mains de tous les adversaires. Si vous arrivez à le pirater, ou tout simplement à vous connecter dessus si vous êtes un employé de la room, vous pouvez tout simplement jouer les mains que vous êtes sûrs de gagner.

Cela vous paraît énorme pour être vrai ? C’est pourtant ce qu’on fait certains employés d’Absolute Poker en 2007. Ils ont réussi à remporter des sommes gigantesques grâce à un identifiant et à un mot de passe.

Il est aussi possible (en théorie) de pirater le compte super-utilisateur d’une room de poker, mais cela nécessite de très grosses compétences en informatique… ou un accès à l’ordinateur d’une personne travaillant pour le site.

Attaque par déni de service

Technique assez élaborée qui force un joueur à se coucher en faisant délibérément planter son ordinateur au moment où il doit jouer.

Le pirate récupère l’adresse IP de ses victimes et, lors des mains critiques, inonde l’ordinateur de données afin qu’il plante. Cela entraînera un abandon automatique de la main en cours.

On appelle cela une « attaque par déni de service ». Cette méthode a été utilisée par le passé pour pirater des systèmes de paiement ou des banques.

Elle est facile à repérer : si votre ordinateur plante sans raison au moment où vous avez une grosse main, c’est que vous en êtes victime. Toutefois, l’attaque par déni de service reste assez rare.

Installation d’un cheval de Troie

L’installation d’un cheval de Troie ciblé sur votre ordinateur peut permettre à un éventuel pirate d’avoir accès à votre compte. Il pourra alors parasiter vos actions de jeu (les conséquences sont les mêmes que les attaques par déni de service) ou même vider votre portefeuille.

Les chevaux de Troie permettent aussi de voir les cartes que vous avez en main. Certains logiciels ont été spécialement élaborés pour le poker en ligne, ce qui les rend compliqués à détecter.

Ce type de malversation s’est déjà produite par le passé : Max Ashkar, un joueur allemand a notamment récupéré plusieurs centaines de milliers d’euros en installant un Trojan sur l’ordinateur de ses victimes. Le logiciel lui permettait de voir leurs cartes lorsqu’ils étaient à la même table. Depuis, il fait partie des joueurs les plus détestés du milieu. Ses victimes ont aussi porté plainte.

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